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 Remember - Kay' et El'

Eliott Holmes
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Date d'inscription : 17/02/2017
MessageVen 17 Fév - 18:28

Lorsqu’une femme vous quitte, il y a plusieurs manières de réagir. Certain accepte, d’autre se font une raison, certain perde la raison, et comme pour moi, certain en font une obsession. Elle était devenu la mienne, depuis le premier jours où mes yeux s’étaient posé sur elle. Puis elle m’avait été arraché, elle c’était arraché à moi. Me laissant pantois sans raison d’avancer, sans plus rien à quoi me raccrocher. Elle était la femme que je voulais, que j’avais toujours voulu et elle n’était plus là.

J’avais arpenté bien des villes, étendant mon réseau et mon espace de travail afin de la retrouver. Certain pensait que ce n’était qu’une expansion de mon territoire, la vérité était tout autres. C’était elle que je cherchait, elle que je voulais. Je la voulais par dessus tout et elle ne pourrait me resister encore bien longtemps. Elle m’appartenait, qu’elle le veuille ou non. Mes emplies pensait peut-être que je ne la cherchait que pour l’argent. C’était finalement bien mal me connaitre. Elle avait tout emporté avec elle.

Artiste je l’avais toujours été, je dessinais, je chantais, jouais de la guitare, mais depuis qu’elle était partie, l’inspiration l’avait suivit. Quand l’artiste perd sa muse, son âme s’envole avec. Je ne changerai pas pour elle, je ne le voulais pas et me savais incapable de le faire, mais elle s’adapterai, elle ne pourrait se passer de moi. Je le savais, elle et moi étions fait l’un pour l’autre, elle ne pourrait luter encore bien longtemps contre moi.

J’avais fini par la retrouver, dans ce bar, assise au comptoir. Je la regardais depuis l’extérieur, sur la banquette arrière de ma voiture avec chauffeur, depuis déjà plusieurs minutes. Je fini par descendre, lui ordonnant de partir, ainsi qu’à toutes les voitures qui me suivait pour ma « sécurité ». J’entrais dans le bar, passant délicatement entre les badauds pour venir prendre le tabouret à sa droite. Elle ne me regardait pas, fixant son verre, un sourire fendit mes lèvres. Le barman se tourna vers moi :

- Whisky sec, et rhum pour la demoiselle.
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Kayliana Hopkins
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Date d'inscription : 17/02/2017
MessageVen 17 Fév - 19:18

Le spectacle venait de se finir dans un tas de sifflement admiratif et d'applaudissements. J'aimais danser plus que tout, seulement ici, ce n'était pas en mon libre-arbitre. Mon but était d'aguicher les hommes dans la salle, de leur donner envie d'avoir un petit extra. Petit extra que parfois, j'étais obligée de faire si jamais une des filles n'était pas là. Autant dire que mon plaisir ainsi que ma dignité passaient aux oubliettes. Seulement, il s'agissait du seul moyen que j'avais pour avoir un salaire, pour vivre. Dans les loges, je laissais tomber ma tenue de scène peu recouvrante, pour enfiler des habits plus confortables. Ne prenant même pas la peine de me démaquiller, je me dirige par automatisme jusqu'au bar, ou le barman me sert tout sourire, ma boisson habituelle. Il me demande si la soirée n'a pas été trop difficile. Heureusement qu'il y avait au moins une personne correcte ici, il me remontait toujours le moral, du moins il me faisait sourire.

- Oh, je n'ai eu cas danser ce soir, alors je n'ai pas à me plaindre.

Si seulement les choses avaient été différentes, peut-être que fuir ne serait pas une de mes priorités principales. Comment peut-on passer d'une vie si belle et passionnante, à devenir cette femme qui danse dans un cabaret, pour le plaisir d'homme sans vergogne. Cette vie me manque, tout comme mes forces qui s'essouffle à force de me cacher sans arrêt, à force de sombrer dans la drogue. Bon sang, mais comment en étais-je arrivée là. Soupirant, je pris mon verre de rhum et le finis d'une traite, en ayant au fond l'espoir qu'il me ferait oublier ma vie, ou même qui je suis, ça serait si simple de ne pas être moi. De ne pas être qu'une succession d'erreurs. Ainsi va la vie.

Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Tous ces souvenirs qui me tuaient à petit feu, ne s'effaceraient jamais. Ils étaient ancrés en moi. Il était ancré en moi, malgré tout. Mais jamais je ne pourrais lui pardonner ce qu'il a pu me faire endurer. Si c'est ça l'amour, alors je préfère de loins le jeter à la poubelle, tel un morceau de papier froissé. Oh et puis mince, pourquoi faut-il toujours que je ressasse tout ça ! Le regard fatigué, je fixais mon verre à présent vide.

- Whisky sec, et rhum pour la demoiselle.

Au son de cette voix, je fis tomber mon verre du comptoir par surprise, ou plutôt par stupeur. Que devais-je faire... Lui frapper l'entre-jambe et fuir à nouveau ? Comment m'avait-il retrouvé... Le coeur battant à tout rompre, tétanisée, je n'osais même pas croiser son regard. Pourtant, ils se croisèrent néanmoins. Il avait toujours ses si beaux yeux bleus, amplis d'une lueur qui me faisait froid dans le dos. Il me fallait me montrer forte.

- Si tu es là pour ton fric, je lui lance 200 dollars, c'est tout ce que j'ai.
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Eliott Holmes
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Date d'inscription : 17/02/2017
MessageVen 17 Fév - 21:54

Je tendis la main, rattrapant à la volé le verre qu’elle venait de laisser tomber. Un sourire en coin se dessina délicatement sur mes lèvres. Je déposais son verre devant elle, le relâchant doucement pour planter mon regard dans le sien. Ses yeux brillaient comme eux seuls savait le faire. Elle réfléchissait, cherchant le meilleur moyen pour réagir fasse à moi. Je la connaissais si bien, identifiant chacune de ses expressions.

C’est un rire franc et sonore qui m’échappa lorsqu’elle jeta ce fric mon visage. Je secouais la tête, tentant de retenir mon hilarité pendant que le peuple du bar se retournait pour nous scruter. Le barman déposa les verres devant nous. Calmant mon rire, je bus une gorgée, attendant d’avoir reposé mon verre sur le comptoir, le temps de lui laisser reprendre sa respiration.

- Toi comme moi savons bien que ce n’est pas ce que je suis venu cherché.

Je récupère les billets tombés sur le comptoir et sur moi. D’un signe de tête je fais approché un gamin, lui intimant d’un simple clignement de paupières de ramasser c’eux tombé par terre. Il me les tends bien aligné. Je sors un billet de cinquante dollars de ma poche et le lui donne. Il repars alors que je rassemble soigneusement la liasse de Kay’ avant de la glisser devant elle comme si de rien était.

- Deux cent dollars n’est rien, tu vaux beaucoup plus ma douce. Quand le comprendras-tu enfin ? Ton argent ne m’intéresse pas, c’est tout autre chose que je veux de toi.

Lui adressant un clin d’oeil amusé, je bois une nouvelle gorgée de Whisky avant de considérer que celui ci n’est pas à mon gout. Je balance mon verre au barman, tirant mon téléphone de ma poche, tapant quelques mots puis je le range. Quelque instant plus tard, le patron sort de son bureau pour me servir lui même un verre de son plus vieux fut. Satisfait, je me tourne à nouveau vers Kay’, un sourire dans les yeux :

- Te décideras-tu enfin à rentrer avec moi ?
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Kayliana Hopkins
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MessageJeu 2 Mar - 23:43

Une seule et unique question me hantais tandis qu'il rattrapais ce verre au passage, comment avait-il fait pour me retrouver ? Ici, sur mon lieu de travail, un travail au black, exprès pour que l'on ne me rattrape, alors que j'essayais en vain, de réaliser mes rêves. Fallait-il donc que l'on me mette constamment des bâtons dans les roues... Malheureusement, il me semblait bien que oui. Peut-être étais-je destinée à ne jamais pouvoir avancer, à ne jamais pouvoir mettre ce passé qui me bouffait de l’intérieur, aux oubliettes. Peu importe que le monde tente de me ralentir, je me battrais jusqu'au bout, jusqu'à mon dernier souffle s'il le fallait. Tout ce que je désirais, c'était de vivre. Qu'il revienne seulement pour son argent, après tout ce que nous avions vécus, me dégoûtais. D'autant plus ce rire machiavélique qui parvenait à mes oreilles.  Décontenancée, je le regardais les yeux ronds, un sourcil levé en l'air, tentant de comprendre cette réaction à laquelle je ne m'attendais pas.  

- Toi comme moi savons bien que ce n’est pas ce que je suis venu cherché.
- Quoi que tu viennes chercher, tu peux repartir. Tu n'auras rien de moi. C'est finit ce temps-là.

Je lui lançait alors un regard noir, que croyait-il, que me récupérer serait aussi simple, après tout ce qu'il m'a fait ? Il se mettait clairement le doigt dans l'oeil. Peu m'importe ses belles paroles, il n'en restait pas moins un menteur née. Certes, un menteur que j'avais aimé, plus que tout, néanmoins, il m'étais impossible de cautionner le mal qu'il avait pu faire à certaines personnes. Comme ce gamin qu'il appelait d'un simple clignement de paupières, comme s'il s'agissait là de son petit chien-chien. Étrangement, ce gamin reçut un billet pour son 'travail' fournis, et Eliott me glissa l'argent juste devant moi. Ignorant son geste, je décidais de me noyer dans mon verre de rhum, y puisant ainsi, la force de l'affronter.

- Deux cent dollars n’est rien, tu vaux beaucoup plus ma douce. Quand le comprendras-tu enfin ? Ton argent ne m’intéresse pas, c’est tout autre chose que je veux de toi.

Ce fus cette fois-ci à mon tour de rire franchement. Depuis quand l'argent ne comptait pas pour lui, il se fichait vraiment de moi ou quoi. Là il commençait réellement à me taper sur les nerfs. Je voudrais juste sortir de ce bar et m'évader avec une clope magique, pas être ici, à perdre mon temps à lui expliqué sans cesse que c'est son comportement déplacé qui me rebutais. Le sourire en coin, je m'approchais doucement de lui, plantant mes yeux verts dans les siens, avant de lui chuchoter :

- En tus sueños. ( dans tes rêves )

Il m'adressa alors un clin d'oeil et bu son Whisky, avant que Monsieur ne décrète, que celui-ci n'était pas assez bien pour lui. On aurait pu croire qu'il cherchait à m’impressionner en me montrant l'influence qu'il avait, car en un coup de téléphone, le patron rappliqua. Cependant, il en fallait bien plus que ça pour m'étonner, comme par exemple, un bon comportement de sa part. Mais bon, il ne fallait pas demander du caviar à une tête de cochon. Monsieur semblait tout même content, cela se voyait dans ses yeux bleus perçants. Pendant un instant, je me surprenais à oublier cet horrible personne qu'il était devenu, jusqu'à l'ultime demande.

- Te décideras-tu enfin à rentrer avec moi ?

S'en était trop. Je finissais le Rhum d'une traîte, avant de me relever et de claquer le verre sur le comptoir d'un cou sec. Mon sang bouillait au fond de moi, je le sentais. Il n'y avait que lui pour faire ceci, pour ça je le détestais. Le visage à seulement quelques petits centimètres du siens :

- Quand te décideras-tu enfin, à comprendre que je ne suis pas ton jouet. Que je revienne ? Je pouffais. Pour côtoyer le monstre que tu es devenu ! En tus sueños, Entiendes ?

Puis je laissait l'argent pour mes boissons au barman, et sorti dehors sans même lui jeter un seul regard. L'air frais me faisait le plus grand bien, mais il n'y avait pas le temps de s'attarder sur la brise fraîche du vent, il me fallait partir. Je soufflais avec plaisir, la fumer de mon joint, mon petit plaisir qui ne durera qu'un instant, car je le sais, il allait me suivre. Mais cette fois, j'étais prête pour la confrontation.
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